MISSION EFE - Point d'étape #6
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Cette cinquième semaine d'auditions a été consacrée à des échanges avec les représentants d'organismes gestionnaires d'établissements conventionnés et partenaires du réseau, avec la direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO) et avec la direction générale des ressources humaines (DGRH) du ministère de l'Éducation nationale (MEN), avec des élèves de conseils de la vie lycéenne (CVL) de tous types d'établissements du réseau et avec l'Association franco-libanaise pour l'éducation et la culture (AFLEC).
Avec les représentants d'organismes gestionnaires d'établissements conventionnés et partenaires, les discussions ont porté sur les défis posés par les récentes mesures budgétaires, sur leur mise en oeuvre jugée brutale et disproportionnée, sur la dégradation de la confiance, sur l'impact financier pour les familles, sur les risques pour la compétitivité et la pérennité de certains établissements, sur la gestion des ressources humaines et la nécessité d'une plus grande flexibilité et transparence de la part de l'Agence. La remise en cause du conventionnement voire de l'homologation par l’AEFE vis-à-vis de certains établissements n’a pas été appréciée.
Avec la DGESCO, nous avons échangé sur l’organisation des épreuves du baccalauréat à l’étranger ; sur le positionnement, la lisibilité et l’attractivité du BFI face à l’IB ; sur la mise en place des baccalauréats binationaux (Abibac, Bachibac et Esabac) dans divers pays ; sur la valorisation des compétences psychosociales et des acquis extra-académiques et leur reconnaissance par l’enseignement supérieur français ainsi que sur les possibilités d'expérimentation par le biais de l'article 34.
Avec la DGRH, les discussions ont porté sur la gestion administrative des détachements, sur la charge de gestion des détachements directs par rapport aux détachements AEFE, sur les plafonds d'emploi, sur la protection fonctionnelle ainsi que sur l'entretien académique au retour en France et la valorisation de l'expérience acquise à l'étranger.
Tous les sujets n’ayant pas été approfondis, une autre réunion de travail est programmée.
Avec les élèves des CVL, les échanges ont porté sur les forces du modèle français (réseau international, culture générale, esprit critique, plurilinguisme, excellence scientifique, etc.) et ses faiblesses (rythmes scolaires lourds, emplois du temps chargés, contraintes logistiques et d’infrastructures, enseignement des langues par des professeurs non natifs, manque d'accompagnement des élèves non francophones, difficultés d'accès aux enseignements de spécialités, reconnaissance contrastée du bac par les universités étrangères, etc.). Il ressort que la fidélité future au système français des élèves lorsqu'ils seront parents est fortement questionnée et très loin d’être acquise selon les zones géographiques.
Avec l'AFLEC, les échanges ont mis en lumière une contestation forte des partenaires face aux nouvelles contributions et au lien perçu entre signature d'un accord de partenariat et maintien de l'homologation ; une volonté de refonte de la gouvernance de l'Agence et du processus d’homologation ; une préférence pour un modèle avec une contribution de base et une facturation aux services rendus plutôt qu'un pourcentage des recettes, le coût et l'adéquation de l'offre des IRF ainsi que la nécessité de la montée en compétence des recrutés locaux via des formations certifiantes (DU / Master MEEF).
En marge de ces auditions, j'ai eu également l'occasion de participer au conseil d'administration de l'AEFE afin d'y présenter ma méthodologie pour mener à bien la mission de réforme qui m'a été confiée.









































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