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MISSION EFE 2026 - POINT D'ÉTAPE #4

  • 2 mars
  • 3 min de lecture

Cette troisième semaine d'auditions a été consacrée à des échanges avec les représentants des organismes gestionnaires des établissements de Maurice, du Maroc et de Tunisie, de Côte d'Ivoire et du Sénégal de même qu'avec l'Union des associations de parents d'élèves de l'étranger (UNAPE), la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) à l'étranger, la Délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération (DREIC) du ministère de l'Éducation nationale et la Mission laïque française (Mlf).


Avec les représentants des cinq établissements de Maurice (3 conventionnés et 2 partenaires) qui forment un réseau soudé, solidaire et cohérent, nous avons évoqué la gouvernance de l’AEFE, les contributions financières, les bourses, le pilotage des ressources humaines, la formation décentralisée et la communication. Les participants ont fait part des aménagements et assouplissements demandés conjointement à l'AEFE.


Avec les représentants d'établissements partenaires du Maroc et de Tunisie, les discussions ont porté sur les contributions payées à l’AEFE, les problèmes de communication et la concurrence avec les établissements en gestion directe (EGD). Les partenaires ont exprimé leur réticence face à l’augmentation des contributions, demandant plus de transparence sur les coûts des services, une meilleure représentation dans la gouvernance et une harmonisation des conditions fiscales et réglementaires pour tous les acteurs du réseau.


Avec les représentants d’établissements partenaires du Sénégal et de Côte d’Ivoire, les échanges ont porté sur la réforme de l’AEFE, les modèles de contribution, leur perception et la nécessité d'équité entre établissements, la formation, la gouvernance et le pilotage, l’attractivité liée à l'image de la France dans un contexte géopolitique nouveau et la valorisation du bénévolat des organismes gestionnaires parentaux.


Les échanges n’ayant permis d’aborder l'entièreté des sujets ; des contributions écrites sont donc attendues.


Les points majeurs abordés avec la FCPE couvrent le déficit de communication post-CA du 18 décembre, l’hétérogénéité des mesures financières et de gouvernance, les projets immobiliers inaboutis dans certains EGD et les risques pour les familles. Les propositions de la FCPE incluent une trajectoire budgétaire pluriannuelle, une clarification de la doctrine de l’État sur les détachés, des mécanismes d’amortissement des hausses et un renforcement de la transparence et de la participation des parents.


Les représentants de l'UNAPE m'ont relaté la colère des parents face aux futures hausses des frais de scolarité, qu’ils lient au désengagement financier de l’État. Les discussions ont porté sur l’optimisation des coûts, les disparités salariales, la renégociation des accords avec les pays hôtes et la nécessité d’une nouvelle gouvernance pour l’AEFE, plus décentralisée et incluant davantage les parents.


Avec la DREIC et plus particulièrement son département de l’internationalisation de la valorisation du système scolaire (DIVSS), les discussions ont porté principalement sur la procédure d’homologation des établissements, son cadre juridique avec le décret du 2 juillet 2025, et les tensions qu’elle génère auprès de certains acteurs éducatifs.


Les voies de recours permises désormais par le décret ont également été abordées. Les rôles respectifs du Ministère de l’Éducation nationale, du Ministère des Affaires étrangères et de l’AEFE ont été clarifiés. D’autres sujets ont été abordés, tels que la possibilité de renforcer les critères d’homologation (notamment sur la lutte contre le harcèlement, la laïcité et la présence de personnel détaché), et des pistes d’évolution pédagogique pour renforcer l’attractivité du réseau, comme l’évaluation des compétences psychosociales et la démocratisation des sections internationales et du BFI.


Avec la MLF, nous avons abordé la gouvernance et la régulation du réseau, l’attractivité face à la concurrence internationale et son positionnement en tant qu'acteur historique œuvrant à la promotion de la langue et de la culture française. Les participants ont insisté sur la nécessité de mettre en place un conseil d'orientation stratégique, d'effectuer une séparation régulateur/opérateur, la neutralité des acteurs, de garantir l’indépendance de l’homologation liée au nouveau décret de l’éducation nationale et d'avoir une offre de service indépendante.


En marge de ces auditions, j'ai également eu l'occasion de participer à une réunion de coordination avec les inspections générales qui mènent leur propre mission. Nous avons pu confronter nos regards aux premières données.

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