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Visioconférence Mission laïque française et parlementaires FDE



En tant que parlementaires nous ne pouvons rester indifférents aux difficultés que rencontre actuellement la Mission laïque française, second opérateur du réseau de l’enseignement français à l’étranger. Cet opérateur historique qui accompagne ou gère 108 établissements à travers le monde a dû faire face à la crise inédite du Liban, aux difficultés structurelles de certains lycées français d'Espagne ou aux problèmes de remontées financières à l'AEFE suite au nouvel accord cadre signé le 30 décembre 2021.


Alors que l'opérateur public reçoit une aide nette annuelle estimée à 14M d'euros, l'opérateur en AEFE reçoit 460M d'euros (dont les 14M d'aide à la Mlf). Pour autant, les familles françaises, leurs enfants, les personnels de droit local ou détachés sont souvent les mêmes français, les mêmes à attendre de l'Etat qu'il les soutienne équitablement pourtant cela n'est pas le cas.


Aujourd'hui, une famille française qui scolarise son enfant dans un lycée français dirigé par la Mlf, l'AFLEC ou un autre opérateur d'établissements partenaires recevra une aide nette à la scolarité de 131 euros par enfant de l'Etat français (chiffres de l'AEFE). Un enfant scolarisé dans un établissement EGD de l'AEFE recevra une aide nette à la scolarité de 2 349 euros. Un professeur français titulaire de l'éducation nationale ou un professeur de droit local français subira en conséquence un différentiel de salaire important. L'un en contrat avec l'AEFE, ayant été aidée à hauteur de 460M d’euros, l'autre avec la Mlf ayant été aidée à hauteur de 14M d’euros.


Aujourd'hui l'opérateur Mlf qui a repris partout à travers le monde des établissements qui avaient été déconventionnés par l'AEFE ces 20 dernières années, préservant écoles et emplois de professeurs, a réussi à maintenir un enseignement de qualité malgré que son modèle économique ne s'appuie que sur les frais de scolarité et très peu sur le soutien de l'Etat. La Mlf est allée ouvrir des établissements à la demande de l'Etat et de sa diplomatie, car à l'époque l'AEFE n'avait pas la possibilité de le faire, au sud Maroc, à Ramallah, en Irak, en Ethiopie, etc.

J'ai donc demandé à mes collègues, députés et sénateurs des Français à l'étranger, de se joindre à moi pour écouter le Président et le Directeur général présenter la situation de la Mlf et les 3M d'aide dont elle a besoin. Au regard de l'abondement reçu lors du dernier budget, il me semblait important de rappeler à mes collègues qu'on ne peut laisser les familles ou les professeurs subir de plein fouet les effets de crises en voyant pour les uns leurs frais de scolarité augmenter sans aide de l'Etat et pour les autres leurs conditions financières et de travail se dégrader en ne leur permettant plus de suivre des formations pourtant indispensables au maintien de la qualité pédagogique.


Avant qu'il ne soit trop tard, il est impératif pour nous de soutenir des moyens publics pour éviter des départs d'élèves et des licenciements de personnels.


Après cet échange j'ai donc proposé à mes collègues de signer d'ici quelques jours un courrier adressé au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, tutelle financière de l'EFE, afin de le sensibiliser avant que les conséquences ne soient dramatiques pour des familles et personnels ! Je remercie mes collègues présents ou représentés : M. Jean-Pierre Bansard, M. Olivier Cadic, Mme Hélène Conway-Mouret, M. Alexandre Holroyd, Mme Amélia Lakrafi, Mme Mathilde Ollivier, M. Frédéric Petit, Mme Olivia Richard, M. Jean-Luc Ruelle, Mme Mélanie Vogel, M. Stéphane Vojetta, M. Christopher Weissberg, pour leur écoute et leurs questions et pour ceux qui se sont excusés mais qui je l'espère rejoindrons l'idée d'un soutien collectif et transpartisan.

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