"Enseignement français à l'étranger, parce que nous avons le devoir de construire ensemble



J'ai fait campagne avec l’engagement de tenir un langage de sincérité, et, comme mes autres engagements, je vais le tenir.


Alors que cela fait maintenant plusieurs mois que je vous rencontre et suis à l’écoute de vos préoccupations, il me paraît indispensable aujourd’hui de vous rendre compte de mes actions et de mes perspectives.


Le contexte économique avec lequel nous devons composer aujourd’hui ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre au gouvernement que je soutiens. Sollicitée par le Premier ministre pour réaliser un audit des finances publiques, la Cour des comptes a souligné l’insincérité inédite du budget 2017, voté sous la précédente législature (https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-situation-et-les-perspectives-des-finances-publiques-0). Un effort collectif imprévu s’est avéré nécessaire et la réalisation d’économies à tous niveaux s’est imposée. Ceci s’est traduit dans tous les ministères par une baisse drastique de leurs budgets.


Malgré tout, le réseau des établissements scolaires français à l’étranger est la première priorité de notre diplomatie d'influence qui lui consacre 60% de son budget. Mais, comme l’ensemble du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l'AEFE a dû prendre sa part de l'effort collectif de réductions de dépenses.


Loin de moi l’idée de ne pas assumer notre part de cet effort collectif à hauteur de 33 millions. En revanche, il me paraît insupportable d’avoir à porter une responsabilité qui incombe à d’autres et qui se caractérise par un déficit structurel qui s’est installé depuis un certain nombre d’années à l’AEFE qui pouvait, tant que ses réserves le lui permettaient, le combler en puisant dans ces dernières. Ce déficit qui dépasse aujourd’hui les 80 millions d’euros n’est lui malheureusement peut-être pas assez assumé !