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Paris - Espagne - Portugal - Andorre - Monaco

Interview de Samantha Cazebonne dans El Español - 14/09/2017

September 14, 2017

Aujourd'hui le journal El Español a publié un article sur son site https://www.elespanol.com/espana/20170913/246476224_0.html

 

Quelle est votre perception du problème catalan ?

 

Pour commencer, je ne perçois pas la Catalogne ni les Catalans comme un problème, en revanche il existe bien une question sur le phénomène indépendantiste en Catalogne. En tant que députée française, je n'ai pas à me prononcer sur sa légitimité. Il s'agit de considérations internes à la politique espagnole. Mon rôle de députée, élue par les Français de la péninsule ibérique et de Monaco, parmi lesquels de nombreux binationaux franco-espagnols (dont des Catalans), est de les représenter à l'Assemblée nationale française, mais aussi de représenter la Nation tout entière notamment lorsque celle-ci est attaquée, y compris symboliquement. C'est la raison pour laquelle j'ai réagi à l'outrage inacceptable du drapeau français commis par des militants indépendantistes radicaux à l'occasion de la Diada. Bien évidemment je suis autant choquée par celui commis contre le drapeau espagnol et européen. J'observe, par ailleurs, qu'un grand nombre de mes compatriotes résidant en Catalogne sont inquiets par la tournure des événements et la très grande incertitude qu'elle génère. Je précise, enfin, que j'accepte évidemment d'échanger dans le respect avec tous mes homologues du Congrès des députés d'Espagne, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Je serai d'ailleurs membre du groupe d'amitié France-Espagne à l'Assemblée nationale française.

 

Quels sont les différences entre les nationalismes en Espagne et en France, en Bretagne par exemple ?

 

Les phénomènes nationalistes, qu'ils s'expriment au niveau d'un Etat ou d'une région, prennent corps dans des réalités historiques et politiques particulières. Vu les trajectoires très différentes prises par la France et l'Espagne entre le 18ème et la fin du 20ème siècle, toute tentative de parallélisme entre phénomènes nationalistes en France et en Espagne au 21ème siècle me semble totalement hasardeuse.

Vous avez reçu des menaces ou des insultes pour vos déclarations sur Twitter ?

Des insultes, oui, malheureusement courantes sur les réseaux sociaux et que l'anonymat relatif qui règne sur Twitter ne contribue pas à faire disparaitre. Mais j'ai surtout reçu infiniment plus d'encouragements, aussi bien de la part de Français résidant en Espagne que d'Espagnols, Catalans ou non. Ceux-ci ont bien compris qu'il aurait été totalement impensable pour une députée française de demeurer silencieuse face à un outrage au drapeau de la République commis sur la voie publique dans sa circonscription (quand bien même celle-ci se trouve à l'étranger). Il faut savoir que l'outrage aux symboles nationaux est un délit en France.

 

Allez-vous entreprendre quelque action judiciaire pour cet acte ?

 

J'ai fait ce que j'avais à faire en tant que députée française dans ce pays, en dénonçant l'outrage au drapeau français. Mais il appartient désormais aux autorités compétentes de prendre leurs responsabilités à l'aune du droit espagnol, seul applicable dans le cas d'espèce. Même si quelques personnes ont dénaturé mon propos sur Twitter afin de l'exploiter politiquement, je n'ai jamais laissé entendre que le droit français devait être appliqué. J'ai écrit au Président de la Generalitat de Catalogne afin de lui demander ce qu'il envisageait de faire.

 

Vous avez parlé avec Macron quelque fois de la Catalogne ?

 

Non. Mais je rappellerai ici les propos tenus à l'Elysée par Emmanuel Macron, le 16 juin dernier, en présence de Mariano Rajoy : "Je connais seulement un partenaire et un ami qui est l’Espagne. L’Espagne tout entière. Je connais un seul interlocuteur que j’ai ici à mes côtés et qui s’appelle Mariano Rajoy. Le reste ne me concerne pas." 

 

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